Du changement

Chers parents d’élèves,

Suite à un différend avec le maire au sujet de ma communication sur le problème du collège, j’ai le regret de vous annoncer que j’ai été « déchargée » des affaires scolaires de Carignan.

Cette décision unilatérale de notre maire a fait l’objet d’un arrêté du 8 janvier 2013, alors même qu’il saluait « la qualité du travail accompli » lors de ses vœux 2013. J’en prends bonne note.

Comme vous le savez, j’ai conduit avec cœur les actions menées ces dernières années ayant toujours à l’esprit l’intérêt des petits Carignanais pour lesquels je me suis toujours sincèrement battue. J’ai œuvré au mieux et souvent dû faire face, même si des décisions difficiles ont quelquefois été prises.

Ce que cela change ?

Je ne serai plus votre interlocutrice unique, mais je resterai impliquée au plus près en siégeant scrupuleusement à la commission des affaires scolaires de façon à ne pas rompre le lien fort qui a pu se tisser tout au long de ces années. Au vu de ma connaissance du service et de ma qualité d’élue, je resterai bien entendu à votre disposition jusqu’à la fin du mandat que vous m’avez confié.

D’autre part, je recentrerai désormais mon action municipale sur les affaires générales, de façon à créer une dynamique nouvelle portant les valeurs qui me ressemblent.

Je remercie particulièrement ici toute l’équipe enseignante de Carignan ainsi que les agents municipaux et les nombreux soutiens qui ces derniers jours m’ont apporté appui et reconnaissance.

Souhaitant encore une belle et heureuse année 2013 à toutes les Carignanaises et les Carignanais, que l’avenir soit pour notre commune signe d’humanisme et de changement.

Bien à vous,

Delphine Philippeau

 

Meilleurs voeux pour 2013

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A tous les lecteurs de mon blog, je souhaite une excellente année 2013.

A ce jour, déjà 210 visiteurs et plus de 1250 pages consultées :
l’intérêt grandissant que vous manifestez m’encourage, et je veillerai tout au long de l’année à publier de nombreux articles traitant en particulier de l’actualité de Carignan.

Très prochainement, une section du blog sera consacrée à une nouvelle association carignanaise que j’aurai la joie de vous présenter.

Que 2013 apporte à notre commune tout le développement nécessaire à son épanouissement !

Delphine Philippeau

L’art et la manière

Le 17 décembre 2012 au soir, j’assistais comme chaque semaine à la Mairie de Carignan, au conseil d’administration. Ces conseils permettent au Maire et à ses adjoints de régler les affaires courantes de Carignan et nous sommes donc en « petit comité ».

Mais ce lundi, j’ai été fort surprise de constater lors des débats un manque certain de respect à mon endroit venant de trois caciques de la Municipalité et j’ai même largement dû modérer leurs propos à plusieurs reprises.

Les apostrophes ont rapidement fusé et j’ai dû répondre avec sang-froid à ce qui se profilait être une sorte de réquisitoire contre ma personne….Il s’est agi le plus souvent d’attaques ad hominem au motif que je m’exprimerais trop et trop souvent notamment sur ce blog ! Trop librement peut-être !

Mon attachement profond aux « droit de l’homme » et à la démocratie fait que ce constat m’attriste mais renforce encore mes convictions. En outre, j’estime largement faire preuve d’engagement, de travail, d’esprit d’équipe et d’une volonté affirmée de servir toutes les Carignanaises et tous les Carignanais.

Ce n’est pas tant le fond mais plutôt la forme qui m’a profondément choquée lors de ces débats. Aussi, j’ose espérer que les futurs conseils auront lieu dans une atmosphère apaisée. Je veux aussi croire que mes détracteurs d’un soir auront mûri leur réflexion et leur fougue.

Mes pensées se tournent tout naturellement vers les deux personnes qui ont avec sagesse pesé leurs mots, et vers les Carignanais qui méritent que les conseils d’administration du lundi soir soient représentatifs, dignes de leurs besoins et de leurs attentes.

A suivre…

Delphine Philippeau

Allocution du repas des aînés 2012

Le 02 décembre 2012 avait lieu le repas des aînés de Carignan. En présence de l’équipe municipale, je prononçais ces quelques mots :

« Chères Carignanaises et chers Carignanais,

Nous nous retrouvons ici depuis cinq ans et le succès que rencontre notre repas des aînés se confirme chaque année.
Le lien entre anciennes et nouvelles générations est important car c’est ensemble que nous construisons notre vie. C’est ce lien qui doit être aujourd’hui le symbole du repas des aînés.
Chaque année, nous faisons chanter nos enfants et j’y ai toujours participé avec cœur, vous le savez…
Mais les choses ont changé…
Mon investissement municipal est plus important que jamais, et je dois prendre le temps, car je mesure les responsabilités que vous m’avez accordées. Responsabilités que j’ai envers chaque Carignanaise et chaque Carignanais.
Nous avons donc choisi cette année de faire intervenir Mme Ollivier, qui fut danseuse au Bolchoï et qui a accepté d’enseigner à nos petits Carignanais une danse russe. Auparavant, un jeune musicien nous interprétera un morceau à la guitare.

Soyons donc conscients du symbole qui nous unis aujourd’hui, soyons solidaires, et à travers la musique et les danses que nous offrent les enfants, portons nos valeurs vers l’avenir. »

Du recyclage et de son application

La question du recyclage et de la valorisation des déchets se pose à tous et l’époque appelle aujourd’hui un changement d’attitude. Plus positive, plus économe, plus responsable.

En collaboration avec 85 communes, depuis 1980, nos déchets sont collectés, gérés et valorisés par « le Syndicat de l’Entre-deux-mers Ouest pour la collecte et le traitement des ordures ménagères » – le SEMOCTOM.

Cependant, au niveau d’une commune comme Carignan, comment cerner le problème, comment évoluer intelligemment sur le sujet ?

Le travail commence en conscience dans chaque famille et dans chaque service d’une commune car « le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ». En amont, l’objectif est donc que chacun connaisse, notamment, l’impact environnemental de ses choix lors de ses achats.

Pour chaque acte dans notre vie, nous avons bien sûr à faire preuve de réflexion et de responsabilité quant à la gestion économe des biens de consommation courante.

Nous avons tous aussi, bien entendu, à intensifier notre participation au tri sélectif mis en place sur la commune et qui, bien que longtemps négligé, doit devenir un réflexe.

Ces efforts restant nécessaires, ils ne sont pas suffisants. Une politique publique clairvoyante doit sur ce point être mise en place de façon à accompagner le mouvement.

Le projet que je porte contient de nombreuses actions dont voici quelques exemples :

Créer un service spécialisé du SEMOCTOM, chargé de la communication et de l’aide aux usagers, accessible par numéro vert.

Revoir les aménagements afin d’optimiser l’intégration des points de collecte des déchets. Ainsi, le choix de conteneurs semi-enterrés peut s’avérer judicieux. Penser à leur signalisation, aux contraintes d’entretien et être très soucieux d’harmoniser le tout avec l’environnement.

Favoriser le compostage des déchets végétaux. La mise à disposition de composteurs aux Carignanais par la Mairie est encore une démarche payante sur réservation. Je propose de simplifier le processus et de les rendre gratuits au même titre que les poubelles classiques. La nature de nos communes se prête à ce type de recyclage efficace et c’est à la Municipalité d’afficher des signes clairs.

Eviter certaines espèces comme les thuyas, les lauriers-palme, les eleagnus pour les clôtures et les parcelles privées ornées de végétaux car leur entretien engendre beaucoup de déchets. Je propose l’élaboration d’une charte, consultable en Mairie, contenant des recommandations pour les nouvelles plantations afin de donner la bonne orientation dans ce domaine.

Prévoir, en amont de la conception d’une future zone de construction, la localisation de conteneurs pour la collecte des déchets des ménages et des entreprises. La zone nord-est de Carignan est aujourd’hui constructible, il faudra donc bien veiller à la développer de façon écologiquement responsable.

Exiger, de la même façon, une surface minimale affectée aux poubelles de tri, pour toute nouvelle construction.

Etudier les dossiers d’urbanisme afin d’orienter les intervenants œuvrant sur les chantiers de façon à limiter les déblais et les remblais. En cas de démolition importante, demander aux différents acteurs d’identifier et de quantifier les déchets afin de contrôler les filières de traitement.

Privilégier l’utilisation de matériaux recyclables ou recyclés pour la construction et interdire formellement tout brûlage sur les chantiers.

Ces quelques mesures sont bien évidemment à intégrer dans tous les services de la commune qui doit adopter en premier lieu une attitude exemplaire face au challenge qu’est le développement durable.

Nous pouvons agir seul, mais porter le projet au niveau intercommunal et au niveau du SEMOCTOM où nous siégeons en tant qu’élus, nous permettrait d’étendre la démarche à de nombreuses communes volontaires tout en mutualisant les investissements nécessaires.

Les maladresses conduites en 2008 ont contribué à diminuer l’importance de la parole de Carignan au sein de la Communauté de Communes. Notre positionnement dans ce contexte ou les intérêts des différents échelons territoriaux se recouvrent et se complètent est primordial. Ce déficit d’image réduit immanquablement une commune au syndrome du « vox clamantis in deserto », affaiblissant considérablement ses actions comme nous avons pu le constater au sujet de certains dossiers.

Pour conclure, je pense qu’en termes de recyclage particulièrement, une vision globale est indispensable et qu’il est du ressort des collectivités locales de favoriser par leur démarche le comportement vertueux de chacun. Un projet sincère et d’envergure, un projet utile et novateur pourrait servir d’étendard à Carignan, et accessoirement, nous permettrait de retrouver une place de choix  dans le champ décisionnel de nos instances territoriales.

Delphine Philippeau.

Carignan, l’Arbre et l’Avenir

plantationDepuis la révolution française, l’arbre symbolise la vie, la croissance, l’être, la continuité… Il fut choisi comme symbole de liberté associé à l’avènement de la République.

De nos jours, l’arbre est une composante importante du patrimoine de la ville. Ses fonctions ne se résument pas à une symbolique ou un intérêt ornemental. En effet, de nombreux bénéfices découlent d’une bonne intégration des espaces arborés dans une commune.

Des fonctions physiologiques prouvées telles que la réduction du stress, une espérance de vie plus importante, une augmentation sensible des sentiments positifs…

Des fonctions écologiques connues comme la production d‘oxygène, la réduction du monoxyde de carbone, la capacité à améliorer la qualité de l’air dans des environnements pollués…

Des fonctions environnementales et de qualité de vie évidentes comme l’ombre qu’ils nous apportent et leur capacité à atténuer la diffusion des bruits de la circulation automobile, le rafraîchissement de l’air…

Des fonctions économiques non négligeables car une commune où l’arbre contraste avec la minéralité du bourg est le gage d’un « mieux vivre » donnant un rôle important dans le choix géographique d’une résidence, d’une activité sociale, sportive ou commerciale.

Il semble pourtant que dans le bourg de Carignan, cette dimension qu’apporte l’arbre à la cité n’est pas été véritablement prise en compte durant ces dernières décennies. J’ai pour ma part toujours adhéré à toute volonté de lui redonner sa place dans les projets d’aménagements publics. Je me suis, notamment, fermement engagée en ce sens lors d’arbitrages récents au sujet de l’abattage d’un arbre de notre commune.

Cette « politique de l’arbre » qui aurait pour objectif de protéger et mettre en valeur le patrimoine arboré, ne peut se faire sans prendre en considération certains points essentiels.

- Au niveau de Carignan, un répertoire des arbres et une mise en valeur des plus remarquables d’entre eux serait un préambule à une investigation vertueuse.

- La diversité de la palette végétale est importante car en multipliant les essences, les maladies épidémiques sont minimisées lorsqu’elles apparaissent.

- La variété des espèces est un atout inestimable en faveur de l’esthétique et de l’écologie.  Elle permet d’éviter la banalisation de l’arbre induite par l’uniformité.

- La pollution, une méconnaissance de la qualité des sols, un espace minimum non respecté et des tailles mal appropriées sont autant de facteurs freinateurs à la bonne santé et à la longévité de nos arbres. En vieillissant ils deviennent fragiles et attirent les parasites. Aussi faudrait-il en assurer le renouvellement et prendre garde à conserver une pyramide des âges adéquate.

- L’espacement entre les arbres est un paramètre important  et le choix d’une essence adaptée à chaque site permet de limiter les tailles inesthétiques, coûteuses pour la collectivité, et de réduire la gêne que le développement exagéré de l’arbre peut causer aux riverains.

Avec ces quelques pistes, on comprend aisément l’ampleur et l’aspect technique du problème. Mais il s’agit là, à mon avis, de plus de réflexion et de bon sens que de finances. Lorsque les espaces sont bien pensés, les travaux d’entretien sont largement compensés par les bienfaits que les arbres procurent.

Parce que dans nos choix résidentiels, nous nous sommes tournés vers Carignan, parce que nous avons préféré pour nos enfants et nous-mêmes l’alternance d’un modèle plus naturel à celui d’une métropole, je pense que nous sommes en droit d’attendre aujourd’hui un urbanisme végétal intégrant le concept de qualité de vie.

L’inaltérable volontarisme des élus et des citoyens en est le seul gage car on peut le comprendre, les actions à mener devront éminemment s’inscrire dans la durée. En proposant cette vision d’avenir, je souhaite pour ma part porter les nouvelles valeurs environnementales à Carignan.

Delphine Philippeau.

Commerces de proximité, l’élan nécessaire

Depuis une dizaine d’années notamment, la commune de Carignan-de-Bordeaux voit régulièrement accroître sa population, passant de 3095 personnes en 1999 à environ 3800 actuellement. Cette augmentation de près de 23% est essentiellement due à l’arrivée de nouveaux habitants. Une enquête INSEE de 2007 montre que la quasi-totalité des habitants installés au cours des dernières années proviennent de la Communauté Urbaine de Bordeaux.

Différentes études attestent que la côte atlantique fait partie des zones les plus attractives en France pour les vingt prochaines années. Il donc faut s’attendre à ce que  ce mouvement en augmentation continue aussi sa progression dans notre commune.

Dans le même temps, on remarque que l’offre en commerces de proximité n’a pas évolué en regard de l’importance démographique du bourg. Je vise particulièrement les commerces s’exposant en façade et les services à la personne qui ont une réelle influence sur la qualité de vie et la cohésion sociale.

A Carignan, depuis une vingtaine d’années, la fréquentation des commerces a évolué en fonction du contexte sociodémographique à travers le travail des femmes, l’augmentation des déplacements en voiture, l’arrivée des rurbains… Les habitudes de consommation se sont lentement déplacées au profit des hypermarchés de la CUB.

Cependant, la situation change, et de tout nouveaux modes de consommation apparaissent. En effet, on observe par exemple une prise de conscience générale de l’impact sur l’environnement des déplacements motorisés excessifs. Parallèlement, le prix des carburants en permanente augmentation fait peu à peu perdre l’avantage comparatif des hypermarchés éloignés.

Ces premières constatations plaident fortement pour le développement des commerces sur notre commune.
De plus, il semblerait qu’une majorité de Carignanais  pensent qu’un café, une piscine, un fleuriste, des services bancaires (DAB), des restaurants, un magasin de vêtements et de chaussures, seraient les bienvenus.
Pour les commerçants aussi, le manque d’émulation sur une zone commerciale est toujours pénalisant. Il s’agit à cet égard de bien cibler les manques, en concertation, de façon à créer la bonne dynamique. De nombreuses études sociologiques montrent que lorsque l’offre n’est pas suffisante, les consommateurs sont moins attirés.

Par ailleurs, il faut savoir que le commerce est directement et indirectement un secteur d’emploi sur une commune,  car c’est un des paramètres qui déterminent le choix d’implantation de nouvelles entreprises et services. Lorsque ce secteur d’activité économique de proximité  est vivant, cela participe d’un « cercle vertueux ».  En revanche, sa faiblesse engendre une perte d’identité et peut dissoudre la vie sociale de la commune qui devient alors une « cité dortoir » parmi d’autres.

Il reste donc à savoir comment réorganiser  le bourg en offre de commerces et services alors que nous sommes aujourd’hui largement en deçà de ce que l’on est en droit d’attendre pour une commune périurbaine de ce niveau.

Quelques axes, je le pense, pourraient fortement favoriser un nouvel essor.

  • Remédier au manque d’animation du bourg qui engendre un déficit d’attractivité pour les commerces, et typiquement recentrer les évènements autour de la zone à dynamiser,
  • Un souci constant de l’accueil est bien évidemment souhaitable et l’attractivité paysagère importante,
  • La signalisation privée et publique doit être moderne, adaptée, car les petits commerces sont un élément central de l’image du village,
  • Une association de commerçants globale et active pourrait organiser l’offre et les projets collectifs.

La municipalité quant à elle, a à mon sens un rôle de première importance à jouer dans ce dossier.

L’aménagement urbain peut être légèrement revu de façon à améliorer et favoriser l’implantation et l’attractivité de nos commerces.  La maitrise foncière est un outil incontournable permettant d’orienter notre politique publique en la matière.
La commune peut aussi user d’un pouvoir de persuasion auprès des différents protagonistes lors de transactions ou autres contrats. Des aides financières à l’installation peuvent facilement être mises en place. La commune peut également intervenir au niveau de la Communauté de communes pour fixer des CFE (ancienne taxe professionnelle) réduites pour les nouveaux arrivants. Il existe en outre plusieurs fonds d’état qui ont pour but d’aider et même financer les actions et travaux décidés par les communes en vue de conserver et fortifier le tissu des entreprises commerciales, artisanales et de services.

D’autre part le dialogue entre les élus et les commerçants de Carignan est à privilégier. Le lien social et le rôle essentiel de l’écoute permettent une meilleure approche de la situation et une mise en perspective indispensable à la compréhension des problématiques de chacun.
Je privilégierai toujours pour ma part ce type de contact.

Comme on peut le constater, les domaines d’intervention de la Mairie ne manquent pas lorsque les priorités sont fixées et je crois que le commerce de proximité à Carignan doit en effet être considéré comme un service public à part entière.

Pour finir, la vie sociale et le dynamisme local de Carignan dépendent des comportements des commerçants, des élus et des consommateurs. L’effort sera donc à répartir entre tous et une vision d’avenir est nécessaire pour cela. Je souligne qu’à mon sens, une municipalité responsable et compétente doit être à même, toujours en concertation, d’insuffler ce mouvement par une volonté première.

Delphine Philippeau