Carignan, l’Arbre et l’Avenir

plantationDepuis la révolution française, l’arbre symbolise la vie, la croissance, l’être, la continuité… Il fut choisi comme symbole de liberté associé à l’avènement de la République.

De nos jours, l’arbre est une composante importante du patrimoine de la ville. Ses fonctions ne se résument pas à une symbolique ou un intérêt ornemental. En effet, de nombreux bénéfices découlent d’une bonne intégration des espaces arborés dans une commune.

Des fonctions physiologiques prouvées telles que la réduction du stress, une espérance de vie plus importante, une augmentation sensible des sentiments positifs…

Des fonctions écologiques connues comme la production d‘oxygène, la réduction du monoxyde de carbone, la capacité à améliorer la qualité de l’air dans des environnements pollués…

Des fonctions environnementales et de qualité de vie évidentes comme l’ombre qu’ils nous apportent et leur capacité à atténuer la diffusion des bruits de la circulation automobile, le rafraîchissement de l’air…

Des fonctions économiques non négligeables car une commune où l’arbre contraste avec la minéralité du bourg est le gage d’un « mieux vivre » donnant un rôle important dans le choix géographique d’une résidence, d’une activité sociale, sportive ou commerciale.

Il semble pourtant que dans le bourg de Carignan, cette dimension qu’apporte l’arbre à la cité n’est pas été véritablement prise en compte durant ces dernières décennies. J’ai pour ma part toujours adhéré à toute volonté de lui redonner sa place dans les projets d’aménagements publics. Je me suis, notamment, fermement engagée en ce sens lors d’arbitrages récents au sujet de l’abattage d’un arbre de notre commune.

Cette « politique de l’arbre » qui aurait pour objectif de protéger et mettre en valeur le patrimoine arboré, ne peut se faire sans prendre en considération certains points essentiels.

– Au niveau de Carignan, un répertoire des arbres et une mise en valeur des plus remarquables d’entre eux serait un préambule à une investigation vertueuse.

– La diversité de la palette végétale est importante car en multipliant les essences, les maladies épidémiques sont minimisées lorsqu’elles apparaissent.

– La variété des espèces est un atout inestimable en faveur de l’esthétique et de l’écologie.  Elle permet d’éviter la banalisation de l’arbre induite par l’uniformité.

– La pollution, une méconnaissance de la qualité des sols, un espace minimum non respecté et des tailles mal appropriées sont autant de facteurs freinateurs à la bonne santé et à la longévité de nos arbres. En vieillissant ils deviennent fragiles et attirent les parasites. Aussi faudrait-il en assurer le renouvellement et prendre garde à conserver une pyramide des âges adéquate.

– L’espacement entre les arbres est un paramètre important  et le choix d’une essence adaptée à chaque site permet de limiter les tailles inesthétiques, coûteuses pour la collectivité, et de réduire la gêne que le développement exagéré de l’arbre peut causer aux riverains.

Avec ces quelques pistes, on comprend aisément l’ampleur et l’aspect technique du problème. Mais il s’agit là, à mon avis, de plus de réflexion et de bon sens que de finances. Lorsque les espaces sont bien pensés, les travaux d’entretien sont largement compensés par les bienfaits que les arbres procurent.

Parce que dans nos choix résidentiels, nous nous sommes tournés vers Carignan, parce que nous avons préféré pour nos enfants et nous-mêmes l’alternance d’un modèle plus naturel à celui d’une métropole, je pense que nous sommes en droit d’attendre aujourd’hui un urbanisme végétal intégrant le concept de qualité de vie.

L’inaltérable volontarisme des élus et des citoyens en est le seul gage car on peut le comprendre, les actions à mener devront éminemment s’inscrire dans la durée. En proposant cette vision d’avenir, je souhaite pour ma part porter les nouvelles valeurs environnementales à Carignan.

Delphine Philippeau.

Commerces de proximité, l’élan nécessaire

Depuis une dizaine d’années notamment, la commune de Carignan-de-Bordeaux voit régulièrement accroître sa population, passant de 3095 personnes en 1999 à environ 3800 actuellement. Cette augmentation de près de 23% est essentiellement due à l’arrivée de nouveaux habitants. Une enquête INSEE de 2007 montre que la quasi-totalité des habitants installés au cours des dernières années proviennent de la Communauté Urbaine de Bordeaux.

Différentes études attestent que la côte atlantique fait partie des zones les plus attractives en France pour les vingt prochaines années. Il donc faut s’attendre à ce que  ce mouvement en augmentation continue aussi sa progression dans notre commune.

Dans le même temps, on remarque que l’offre en commerces de proximité n’a pas évolué en regard de l’importance démographique du bourg. Je vise particulièrement les commerces s’exposant en façade et les services à la personne qui ont une réelle influence sur la qualité de vie et la cohésion sociale.

A Carignan, depuis une vingtaine d’années, la fréquentation des commerces a évolué en fonction du contexte sociodémographique à travers le travail des femmes, l’augmentation des déplacements en voiture, l’arrivée des rurbains… Les habitudes de consommation se sont lentement déplacées au profit des hypermarchés de la CUB.

Cependant, la situation change, et de tout nouveaux modes de consommation apparaissent. En effet, on observe par exemple une prise de conscience générale de l’impact sur l’environnement des déplacements motorisés excessifs. Parallèlement, le prix des carburants en permanente augmentation fait peu à peu perdre l’avantage comparatif des hypermarchés éloignés.

Ces premières constatations plaident fortement pour le développement des commerces sur notre commune.
De plus, il semblerait qu’une majorité de Carignanais  pensent qu’un café, une piscine, un fleuriste, des services bancaires (DAB), des restaurants, un magasin de vêtements et de chaussures, seraient les bienvenus.
Pour les commerçants aussi, le manque d’émulation sur une zone commerciale est toujours pénalisant. Il s’agit à cet égard de bien cibler les manques, en concertation, de façon à créer la bonne dynamique. De nombreuses études sociologiques montrent que lorsque l’offre n’est pas suffisante, les consommateurs sont moins attirés.

Par ailleurs, il faut savoir que le commerce est directement et indirectement un secteur d’emploi sur une commune,  car c’est un des paramètres qui déterminent le choix d’implantation de nouvelles entreprises et services. Lorsque ce secteur d’activité économique de proximité  est vivant, cela participe d’un « cercle vertueux ».  En revanche, sa faiblesse engendre une perte d’identité et peut dissoudre la vie sociale de la commune qui devient alors une « cité dortoir » parmi d’autres.

Il reste donc à savoir comment réorganiser  le bourg en offre de commerces et services alors que nous sommes aujourd’hui largement en deçà de ce que l’on est en droit d’attendre pour une commune périurbaine de ce niveau.

Quelques axes, je le pense, pourraient fortement favoriser un nouvel essor.

  • Remédier au manque d’animation du bourg qui engendre un déficit d’attractivité pour les commerces, et typiquement recentrer les évènements autour de la zone à dynamiser,
  • Un souci constant de l’accueil est bien évidemment souhaitable et l’attractivité paysagère importante,
  • La signalisation privée et publique doit être moderne, adaptée, car les petits commerces sont un élément central de l’image du village,
  • Une association de commerçants globale et active pourrait organiser l’offre et les projets collectifs.

La municipalité quant à elle, a à mon sens un rôle de première importance à jouer dans ce dossier.

L’aménagement urbain peut être légèrement revu de façon à améliorer et favoriser l’implantation et l’attractivité de nos commerces.  La maitrise foncière est un outil incontournable permettant d’orienter notre politique publique en la matière.
La commune peut aussi user d’un pouvoir de persuasion auprès des différents protagonistes lors de transactions ou autres contrats. Des aides financières à l’installation peuvent facilement être mises en place. La commune peut également intervenir au niveau de la Communauté de communes pour fixer des CFE (ancienne taxe professionnelle) réduites pour les nouveaux arrivants. Il existe en outre plusieurs fonds d’état qui ont pour but d’aider et même financer les actions et travaux décidés par les communes en vue de conserver et fortifier le tissu des entreprises commerciales, artisanales et de services.

D’autre part le dialogue entre les élus et les commerçants de Carignan est à privilégier. Le lien social et le rôle essentiel de l’écoute permettent une meilleure approche de la situation et une mise en perspective indispensable à la compréhension des problématiques de chacun.
Je privilégierai toujours pour ma part ce type de contact.

Comme on peut le constater, les domaines d’intervention de la Mairie ne manquent pas lorsque les priorités sont fixées et je crois que le commerce de proximité à Carignan doit en effet être considéré comme un service public à part entière.

Pour finir, la vie sociale et le dynamisme local de Carignan dépendent des comportements des commerçants, des élus et des consommateurs. L’effort sera donc à répartir entre tous et une vision d’avenir est nécessaire pour cela. Je souligne qu’à mon sens, une municipalité responsable et compétente doit être à même, toujours en concertation, d’insuffler ce mouvement par une volonté première.

Delphine Philippeau

Quel collège pour Carignan ?

Depuis 2 ans la question se pose de manière plus aiguë en raison de la réflexion sur la modification de la sectorisation des collèges engagée par le Conseil général sur notre territoire.

Si la commune de Carignan est particulièrement concernée, c’est parce que son collège d’affectation, le collège Camile Claudel de Latresne, est saturé de façon endémique.

Or, vu depuis le Conseil général, Carignan n’est pas suffisamment éloigné de Floirac pour qu’on ne puisse envisager d’y envoyer ses collégiens chaque matin.

Du point de vue des parents d’élèves de Carignan, l’éventualité d’un changement de collège – dont l’imminence se profile un peu plus chaque année – est vécue comme un bouleversement dans leur choix de vie de famille. Aussi, peut-on comprendre qu’aucune option présentée par le Conseil général lors des différents rendez-vous et réunions organisés à ce sujet ne trouvent grâce aux yeux des intéressés.

L’enjeu dans ce dossier n’est rien moins que le bien-être des collégiens de toutes les communes impactées par les futures décisions. Il s’agit donc d’un sujet très sensible qui mérite d’être traité avec un soin tout particulier afin que l’option retenue in fine soit la moins préjudiciable possible, essentiellement envers les élèves.

Mobilisée depuis le début sur le sujet, je me suis toujours attachée à défendre prioritairement la cause des enfants auprès de tous les protagonistes, en particulier les décideurs dont M. Alain Marois, Conseiller général vice-président de la commission collège, la mairie n’ayant jamais pu obtenir de rendez-vous avec l’Inspecteur d’académie.

Tous les arguments qui ont pu être défendus l’ont été et nous devons à présent attendre la décision qui devrait être annoncée dans les prochains jours.

Pour autant, ma mission est loin d’être terminée et quelle que soit la solution qui nous sera imposée, je mettrai en œuvre tous les moyens nécessaires pour que chaque petit Carignanais soit accompagné vers une intégration sereine dans son futur collège.

Delphine Philippeau

Parité – Un mouvement progressiste…

La vie politique Française bien que dotée d’une législation paritariste reste largement représentée par la gent masculine, c’est un fait.

Depuis juillet 1999, la loi « favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives ».

La loi du 6 juin 2000 elle, contraint les partis politiques à compter moitié de candidates pour les élections qui ont lieu au scrutin de liste (municipales, régionales, européennes et sénatoriales dans les départements qui élisent plus de quatre sénateurs).

Il se trouve cependant que l’égalité est loin d’être établie et à la lumière de certains chiffres quelques lignes de force apparaissent.

Concentrons-nous sur le tissu local qui nous est proche et très représentatif de l’ensemble de la situation.

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, la part des femmes conseillères municipales est de 34,80 % alors en tant que Maires, nous les retrouvons tout juste à 13,90 %.

Dans le même temps, il se trouve que plus la commune est importante et plus le pourcentage des femmes parmi les conseillers municipaux augmente.

La part des femmes élues dans les conseils régionaux était en 2011 de 48 % alors qu’il n’existe qu’un très faible pourcentage pour les présidentes de ces mêmes conseils.

En outre il est heureux et juste de constater la constante augmentation de la part des femmes en politique quelle que soit leur niveau d’investissement depuis 1950.

Il est donc clair, après ce petit « état des lieux », qu’il existe bel et bien un mouvement progressiste en la matière. Bien qu’insuffisant, ce mouvement est d’autant plus marqué que la commune ou l’institution est importante ou plus moderne. En revanche, au sein d’une même entité, nos chères élues sont beaucoup moins représentées aux niveaux des postes de direction ou même des postes à responsabilité.

Ce constat, cette réflexion, ne sont pas d’ordre doctrinaire ni même d’ordre idéologique et il faut dire que les choses avancent… Lentement.

Cette gageure de ramener à la parité le nombre de nos élus, mais aussi d’éviter les contournements subreptices en regard des poste à responsabilité, honorerait notre société et j’en suis sûre embellirait notre destin. Il est donc bien évident que je m’inscris dans cette dynamique en pleine conscience.

Par ailleurs, dans l’exercice de mes responsabilités, il m’est heureux de côtoyer de nombreux citoyens de tous âges, de nombreux élus notamment de nouvelle génération et ce partage me confirme, jour après jour, que cette égalité fait maintenant parti du champ des possibles.

Allons donc ensemble vers l’avenir.

Delphine Philippeau.

Fiscalité – Les collectivités territoriales face à leur responsabilité

J’aimerais aujourd’hui ouvrir un débat encore peu audible mais qui j’en suis sûre fera écho tôt ou tard …

Personne n’est sans connaître ce nouvel environnement qu’est la crise financière, économique et sociale majeure dans laquelle est plongée l’Europe. Or, si en ces temps perturbés, l’heure pour les ménages français est au gel des salaires, des retraites, des prestations sociales….l’Etat et les collectivités locales intensifient la collecte de l’impôt en augmentant régulièrement les taux, en élargissant les assiettes ou en créant de nouvelles taxes diverses.

Il paraît difficile aujourd’hui d’échapper globalement à ce modèle fiscal inflationniste mais concrètement, car c’est l’objet de ma réflexion, peut-on à minima, au niveau local, redonner un peu de souffle à nos populations qui, à la peine, assument continuellement leur devoir de contribuable ?

Il se trouve qu’au niveau local, nous possédons quelques leviers intéressants. Une étude rapide des statistiques montre qu’en 2011, près de 60% des français étaient propriétaires de leur logement et que dans les plus petites communes les chiffres pouvaient monter jusqu’à 85%. Par les seuls exemples des « taxe foncière » ,  « taxe d’habitation » ou de la  « contribution foncière aux entreprises », on comprend aisément  le pouvoir qu’une commune responsable pourrait exercer en prenant des décisions citoyennes.

J’ai pour ma part toujours défendu, par le mandat qui m’est accordé, ce que je pense être l’intérêt général. Dans cet esprit, je propose que face à ce nouveau cycle économique récéssif, nous montrions l’exemple dans nos collectivités territoriales et que nous gelions provisoirement  la fraction de ces taxes qui relève de nos compétences. Les échelons territoriaux concernés ne manquent pas et un impact substantiel sur les dites taxes serait automatique.

Ces mesures justes auraient pour effet instantané de redonner concrètement aux citoyens un pouvoir d’achat dynamisant le tissu économique local. Par effet d’entrainement, elles juguleraient aussi la progression exponentielle des loyers dans nos communes, notamment celles qui sont limitrophes des grandes agglomérations.

Par évidence, l’exemplarité ainsi affirmée de nos instances locales aurait une portée symbolique toute bénéfique.

Delphine Philippeau

Le rythme scolaire à l’Assemblée

Jeudi 15 novembre 2012, le ministère de l’éducation nationale déclare par la voix de Vincent Peillon, lors d’un débat sur le projet de loi de finances à l’Assemblée nationale, que la réforme des rythmes scolaires est bel et bien programmée pour la rentrée 2013. Mais la semaine de 4,5 jours (4 jours à l’heure actuelle) dans le primaire suscite toujours autant de réticences que d’interrogations.

A mon sens, les problèmes soulevés par cette large réforme sur « la refondation de l’école » se posent à nous sous trois angles distincts.

D’une part et en premier lieu, le souci des élèves et notamment des moins bien lotis d’entre eux qui pourraient être systématiquement mis en garderie dés 15h30. Leur journée dans l’établissement n’en serait pas diminuée mais en revanche ils subiraient la charge du mercredi matin comme tout le monde.  D’autres bénéficiant de plus de confort familial  pourraient bien évidemment profiter des activités créatives, sportives et culturelles nécessaires au développement harmonieux qu’un jeune devrait être en droit de vivre dans notre société.

En ce qui concerne les enseignants, mon analyse sur le terrain de la commune de Carignan, atteste que les avis sont très partagés. On peut comprendre les ressorts qui animent chacun d’entre eux et qui sont autant de problématiques contradictoires mais cohérentes. En revanche, au sein de l’école, il semble communément admis que les enjeux seraient d’un autre ordre. En clair, un allègement significatif de la journée scolaire et une réforme des programmes auraient rencontré un satisfecit plus net.

Pour finir, la mairie, les collectivités locales, sont déjà largement mises à contribution en ce qui concerne le transport scolaire et les accueils du matin, du soir, les animations sportives, culturelles et de loisirs…Le risque de surcoût n’est pas négligeable lors de la mise en œuvre de ce type de réforme et il me semble nécessaire d’obtenir des garanties en terme de financement de façon à pérenniser la qualité de nos services scolaires.

Je reste à l’écoute de chacun et fortement mobilisée sur ce thème qui sans nul doute animera les prochain mois et l’année 2013.

Delphine Philippeau

Le mariage pour tous

Mardi 13 novembre 2012, l’Assemblée nationale a rejeté la constitution d’une commission spéciale sur le mariage pour tous réclamée par l’UMP.

Cette commission spéciale avait en particulier pour but d’allonger la durée d’examen du projet de loi et à terme, d’en retarder la promulgation. Selon un sondage récent de BVA, 58% des Français se déclarent favorables à ce que « l’on accorde aux couples homosexuels le droit de se marier ». 41% y sont opposés.

Le projet de loi devrait entre autre permettre aux époux de même sexe d’adopter l’enfant de leur conjoint. Le texte pourrait évoluer lors de l’examen parlementaire, qui a été décalé du 7 décembre à mi- janvier pour laisser plus de temps au débat.

Mais que penser de ce mouvement sociétal bien épineux ?

Une partie des élus réclament l’instauration d’un « droit de conscience » permettant aux maires de ne pas célébrer de mariages de couples de même sexe si la loi sur le « mariage pour tous » était adoptée.

En ce qui me concerne, et en tant qu’élue de Carignan,  je respecte la pensée de chacun, mais il me semble impossible qu’un magistrat de la commune puisse avoir une attitude aléatoire au regard de la loi, si toutefois celle-ci était votée. De plus, attendu le progrès de nos sociétés occidentales sur ces questions-là, je pense qu’il est encore impossible que la France soit le dernier bastion de résistance à tout mouvement d’avenir. En effet, il nous faut affirmer notre présence dans le concert des nations européennes. Les avancées doivent découler, à mon sens, d’un processus sage et motivé. J’ajoute que mon avis est plus réservé, en revanche, au sujet de l’adoption d’un enfant suite à une union de ce type et au sujet de la procréation médicalement assistée dans ce contexte du mariage pour tous.

Le débat reste ouvert.

Delphine Philippeau