L’art et la manière

Le 17 décembre 2012 au soir, j’assistais comme chaque semaine à la Mairie de Carignan, au conseil d’administration. Ces conseils permettent au Maire et à ses adjoints de régler les affaires courantes de Carignan et nous sommes donc en « petit comité ».

Mais ce lundi, j’ai été fort surprise de constater lors des débats un manque certain de respect à mon endroit venant de trois caciques de la Municipalité et j’ai même largement dû modérer leurs propos à plusieurs reprises.

Les apostrophes ont rapidement fusé et j’ai dû répondre avec sang-froid à ce qui se profilait être une sorte de réquisitoire contre ma personne….Il s’est agi le plus souvent d’attaques ad hominem au motif que je m’exprimerais trop et trop souvent notamment sur ce blog ! Trop librement peut-être !

Mon attachement profond aux « droit de l’homme » et à la démocratie fait que ce constat m’attriste mais renforce encore mes convictions. En outre, j’estime largement faire preuve d’engagement, de travail, d’esprit d’équipe et d’une volonté affirmée de servir toutes les Carignanaises et tous les Carignanais.

Ce n’est pas tant le fond mais plutôt la forme qui m’a profondément choquée lors de ces débats. Aussi, j’ose espérer que les futurs conseils auront lieu dans une atmosphère apaisée. Je veux aussi croire que mes détracteurs d’un soir auront mûri leur réflexion et leur fougue.

Mes pensées se tournent tout naturellement vers les deux personnes qui ont avec sagesse pesé leurs mots, et vers les Carignanais qui méritent que les conseils d’administration du lundi soir soient représentatifs, dignes de leurs besoins et de leurs attentes.

A suivre…

Delphine Philippeau

Allocution du repas des aînés 2012

Le 02 décembre 2012 avait lieu le repas des aînés de Carignan. En présence de l’équipe municipale, je prononçais ces quelques mots :

« Chères Carignanaises et chers Carignanais,

Nous nous retrouvons ici depuis cinq ans et le succès que rencontre notre repas des aînés se confirme chaque année.
Le lien entre anciennes et nouvelles générations est important car c’est ensemble que nous construisons notre vie. C’est ce lien qui doit être aujourd’hui le symbole du repas des aînés.
Chaque année, nous faisons chanter nos enfants et j’y ai toujours participé avec cœur, vous le savez…
Mais les choses ont changé…
Mon investissement municipal est plus important que jamais, et je dois prendre le temps, car je mesure les responsabilités que vous m’avez accordées. Responsabilités que j’ai envers chaque Carignanaise et chaque Carignanais.
Nous avons donc choisi cette année de faire intervenir Mme Ollivier, qui fut danseuse au Bolchoï et qui a accepté d’enseigner à nos petits Carignanais une danse russe. Auparavant, un jeune musicien nous interprétera un morceau à la guitare.

Soyons donc conscients du symbole qui nous unis aujourd’hui, soyons solidaires, et à travers la musique et les danses que nous offrent les enfants, portons nos valeurs vers l’avenir. »

Du recyclage et de son application

La question du recyclage et de la valorisation des déchets se pose à tous et l’époque appelle aujourd’hui un changement d’attitude. Plus positive, plus économe, plus responsable.

En collaboration avec 85 communes, depuis 1980, nos déchets sont collectés, gérés et valorisés par « le Syndicat de l’Entre-deux-mers Ouest pour la collecte et le traitement des ordures ménagères » – le SEMOCTOM.

Cependant, au niveau d’une commune comme Carignan, comment cerner le problème, comment évoluer intelligemment sur le sujet ?

Le travail commence en conscience dans chaque famille et dans chaque service d’une commune car « le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ». En amont, l’objectif est donc que chacun connaisse, notamment, l’impact environnemental de ses choix lors de ses achats.

Pour chaque acte dans notre vie, nous avons bien sûr à faire preuve de réflexion et de responsabilité quant à la gestion économe des biens de consommation courante.

Nous avons tous aussi, bien entendu, à intensifier notre participation au tri sélectif mis en place sur la commune et qui, bien que longtemps négligé, doit devenir un réflexe.

Ces efforts restant nécessaires, ils ne sont pas suffisants. Une politique publique clairvoyante doit sur ce point être mise en place de façon à accompagner le mouvement.

Le projet que je porte contient de nombreuses actions dont voici quelques exemples :

Créer un service spécialisé du SEMOCTOM, chargé de la communication et de l’aide aux usagers, accessible par numéro vert.

Revoir les aménagements afin d’optimiser l’intégration des points de collecte des déchets. Ainsi, le choix de conteneurs semi-enterrés peut s’avérer judicieux. Penser à leur signalisation, aux contraintes d’entretien et être très soucieux d’harmoniser le tout avec l’environnement.

Favoriser le compostage des déchets végétaux. La mise à disposition de composteurs aux Carignanais par la Mairie est encore une démarche payante sur réservation. Je propose de simplifier le processus et de les rendre gratuits au même titre que les poubelles classiques. La nature de nos communes se prête à ce type de recyclage efficace et c’est à la Municipalité d’afficher des signes clairs.

Eviter certaines espèces comme les thuyas, les lauriers-palme, les eleagnus pour les clôtures et les parcelles privées ornées de végétaux car leur entretien engendre beaucoup de déchets. Je propose l’élaboration d’une charte, consultable en Mairie, contenant des recommandations pour les nouvelles plantations afin de donner la bonne orientation dans ce domaine.

Prévoir, en amont de la conception d’une future zone de construction, la localisation de conteneurs pour la collecte des déchets des ménages et des entreprises. La zone nord-est de Carignan est aujourd’hui constructible, il faudra donc bien veiller à la développer de façon écologiquement responsable.

Exiger, de la même façon, une surface minimale affectée aux poubelles de tri, pour toute nouvelle construction.

Etudier les dossiers d’urbanisme afin d’orienter les intervenants œuvrant sur les chantiers de façon à limiter les déblais et les remblais. En cas de démolition importante, demander aux différents acteurs d’identifier et de quantifier les déchets afin de contrôler les filières de traitement.

Privilégier l’utilisation de matériaux recyclables ou recyclés pour la construction et interdire formellement tout brûlage sur les chantiers.

Ces quelques mesures sont bien évidemment à intégrer dans tous les services de la commune qui doit adopter en premier lieu une attitude exemplaire face au challenge qu’est le développement durable.

Nous pouvons agir seul, mais porter le projet au niveau intercommunal et au niveau du SEMOCTOM où nous siégeons en tant qu’élus, nous permettrait d’étendre la démarche à de nombreuses communes volontaires tout en mutualisant les investissements nécessaires.

Les maladresses conduites en 2008 ont contribué à diminuer l’importance de la parole de Carignan au sein de la Communauté de Communes. Notre positionnement dans ce contexte ou les intérêts des différents échelons territoriaux se recouvrent et se complètent est primordial. Ce déficit d’image réduit immanquablement une commune au syndrome du « vox clamantis in deserto », affaiblissant considérablement ses actions comme nous avons pu le constater au sujet de certains dossiers.

Pour conclure, je pense qu’en termes de recyclage particulièrement, une vision globale est indispensable et qu’il est du ressort des collectivités locales de favoriser par leur démarche le comportement vertueux de chacun. Un projet sincère et d’envergure, un projet utile et novateur pourrait servir d’étendard à Carignan, et accessoirement, nous permettrait de retrouver une place de choix  dans le champ décisionnel de nos instances territoriales.

Delphine Philippeau.