Quel collège pour Carignan ?

Depuis 2 ans la question se pose de manière plus aiguë en raison de la réflexion sur la modification de la sectorisation des collèges engagée par le Conseil général sur notre territoire.

Si la commune de Carignan est particulièrement concernée, c’est parce que son collège d’affectation, le collège Camile Claudel de Latresne, est saturé de façon endémique.

Or, vu depuis le Conseil général, Carignan n’est pas suffisamment éloigné de Floirac pour qu’on ne puisse envisager d’y envoyer ses collégiens chaque matin.

Du point de vue des parents d’élèves de Carignan, l’éventualité d’un changement de collège – dont l’imminence se profile un peu plus chaque année – est vécue comme un bouleversement dans leur choix de vie de famille. Aussi, peut-on comprendre qu’aucune option présentée par le Conseil général lors des différents rendez-vous et réunions organisés à ce sujet ne trouvent grâce aux yeux des intéressés.

L’enjeu dans ce dossier n’est rien moins que le bien-être des collégiens de toutes les communes impactées par les futures décisions. Il s’agit donc d’un sujet très sensible qui mérite d’être traité avec un soin tout particulier afin que l’option retenue in fine soit la moins préjudiciable possible, essentiellement envers les élèves.

Mobilisée depuis le début sur le sujet, je me suis toujours attachée à défendre prioritairement la cause des enfants auprès de tous les protagonistes, en particulier les décideurs dont M. Alain Marois, Conseiller général vice-président de la commission collège, la mairie n’ayant jamais pu obtenir de rendez-vous avec l’Inspecteur d’académie.

Tous les arguments qui ont pu être défendus l’ont été et nous devons à présent attendre la décision qui devrait être annoncée dans les prochains jours.

Pour autant, ma mission est loin d’être terminée et quelle que soit la solution qui nous sera imposée, je mettrai en œuvre tous les moyens nécessaires pour que chaque petit Carignanais soit accompagné vers une intégration sereine dans son futur collège.

Delphine Philippeau

Le rythme scolaire à l’Assemblée

Jeudi 15 novembre 2012, le ministère de l’éducation nationale déclare par la voix de Vincent Peillon, lors d’un débat sur le projet de loi de finances à l’Assemblée nationale, que la réforme des rythmes scolaires est bel et bien programmée pour la rentrée 2013. Mais la semaine de 4,5 jours (4 jours à l’heure actuelle) dans le primaire suscite toujours autant de réticences que d’interrogations.

A mon sens, les problèmes soulevés par cette large réforme sur « la refondation de l’école » se posent à nous sous trois angles distincts.

D’une part et en premier lieu, le souci des élèves et notamment des moins bien lotis d’entre eux qui pourraient être systématiquement mis en garderie dés 15h30. Leur journée dans l’établissement n’en serait pas diminuée mais en revanche ils subiraient la charge du mercredi matin comme tout le monde.  D’autres bénéficiant de plus de confort familial  pourraient bien évidemment profiter des activités créatives, sportives et culturelles nécessaires au développement harmonieux qu’un jeune devrait être en droit de vivre dans notre société.

En ce qui concerne les enseignants, mon analyse sur le terrain de la commune de Carignan, atteste que les avis sont très partagés. On peut comprendre les ressorts qui animent chacun d’entre eux et qui sont autant de problématiques contradictoires mais cohérentes. En revanche, au sein de l’école, il semble communément admis que les enjeux seraient d’un autre ordre. En clair, un allègement significatif de la journée scolaire et une réforme des programmes auraient rencontré un satisfecit plus net.

Pour finir, la mairie, les collectivités locales, sont déjà largement mises à contribution en ce qui concerne le transport scolaire et les accueils du matin, du soir, les animations sportives, culturelles et de loisirs…Le risque de surcoût n’est pas négligeable lors de la mise en œuvre de ce type de réforme et il me semble nécessaire d’obtenir des garanties en terme de financement de façon à pérenniser la qualité de nos services scolaires.

Je reste à l’écoute de chacun et fortement mobilisée sur ce thème qui sans nul doute animera les prochain mois et l’année 2013.

Delphine Philippeau